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Septième Lune de Vérité
La Guerre du Tertre Sauvage : une étincelle, trois armées et un sacré chaos
Tout a commencé par ce que les Elfes appellent un « incident regrettable » et que tout le reste du continent appelle « l’assassinat du marchand Fadyon » (certains l'appellent désormais Fadyon Ferdinand). Réaction immédiate : Malynx, Homme Sauvage connu pour sa diplomatie approximative, décide d’aller secouer le consul elfe Nec’h Hîr-Minuial. Les Elfes, outrés qu’on puisse répondre à un meurtre par une agression (l’audace), lancent un ultimatum : « Donnez-nous Malynx ou nous rasons votre tertre. »
Les Hommes Sauvages refusent, évidemment. Les Elfes marchent, évidemment.
Au début, la bataille tourne en faveur des oreilles pointues — discipline, sang-froid, arrogance naturelle, tout le package. Les Défenseurs du Tertre résistent avec l’énergie du désespoir… jusqu’à ce que la situation devienne soudain bien plus embarrassante pour Eryn Dolen. Car voici que les Olympiens et les Nains arrivent par l’ouest, harcelant les arrières elfiques. Et comme si cela ne suffisait pas, les Géants descendent eux aussi, d’abord pour discuter… puis pour frapper. Les Elfes, persuadés être protégés par un pacte tout frais, découvrent que les Hommes Sauvages en avaient signé un autre, en toute discrétion, avec les mêmes colosses. Une erreur de calcul qui fait très mal. Pris en tenaille, les Elfes se replient en ordre (ou presque) vers leur cité, infligeant au passage autant de pertes qu’ils en subissent.
Verdict : victoire, mais en solde Les alliés du Tertre peuvent claironner leur succès… du moins ceux qui ont encore assez de souffle pour le faire. Car oui, ils étaient quatre contre un, et pourtant la victoire laisse un goût amer : trop de blessés, trop de matériel perdu. Moralité ? Dans cette région, il suffit d’un marchand mort pour déclencher une guerre, d’un consul secoué pour réveiller quatre nations, et d’une mauvaise lecture de contrat pour se retrouver face à un Géant mécontent. Olympia ne change jamais.
Fin de l’Affaire Nahash
Le long affrontement opposant Nahash aux forces conjuguées des nains et des elfes s’est finalement conclu d’une manière aussi spectaculaire qu’inattendue. Après une bataille acharnée, la créature fut capturée par Amphiron, un elfe mystérieux dont on sait désormais qu’il n’était rien de moins qu’un fragment de l’âme d’Héphaistos lui‑même.
Escortée sous haute surveillance jusqu’à la Faille, Nahash y fut présentée au dieu forgeron enfin reconstitué. Les elfes, désireux d’assister au procès, exigèrent d’y venir en masse ; devant leur refus de se limiter à un comité restreint, ils furent poliment mais fermement invités… à aller voir ailleurs.
Le jugement fut bref. Héphaistos déclara que nul être vivant ne pouvait contenir la puissance brute de Nahash tant qu’elle demeurait entière. La sentence tomba : scission en trois fragments, chacun confié à un porteur, choisis pour leur force, leur résilience ou leur loyauté.
Depuis, une rumeur inquiétante circule à travers Olympia : quelque part dans les profondeurs infernales, un autel dédié à Nahash aurait été érigé, alimentant la crainte que son culte survive… et qu’un jour, quelqu’un tente de la réunifier.
Conflit du Temple de la Déesse aux Nombreux Visages
Les elfes ont lancé la construction d’un temple dédié à la Déesse aux Maints Visages, au sud‑ouest de la Taverne, confiant l’étude et la réalisation du chantier aux nains, réputés pour leur compétence. Ce projet s’inscrit dans la ligne des discours récents du Consul elfe, qui a révélé :
- L’origine titanesque des elfes,
- La renaissance d’une divinité issue de leur propre essence
- Un appel aux peuples d’Olympia à se détourner des dieux olympiens.
Souhaitant maintenir leur influence religieuse, les Olympiens ont tenté de négocier pour installer un autel à leur dieu dans le temple. Les elfes ont accepté… mais en échange d’un tribut mensuel important, offre jugée inacceptable et humiliante par les Olympiens.
Refusant cet accord, un groupe composé d’Olympiens, de géants et de quelques Hommes Sauvages a décidé de stopper le chantier par la force. L’opération fut un désastre : les elfes, déjà préparés et supérieurs en puissance magique, ont écrasé l’attaque en un temps record. Seuls quelques nains, amusés, ont posé leurs outils juste le temps de taper sur les hommes à terre avant de se remettre au travail. Cette défaite renforce la position des elfes et confirme la construction du temple, tandis que leurs opposants se retrouvent affaiblis, divisés et en quête d’une stratégie face à l’ascension du culte de la Déesse aux Maints Visages. S'agirait-t-il des débuts d'une alliance Elfico-Naine ou d'une conversion des gens de la faille à la Déesse?
La Chasse au Trésor de Gram Cluster
Un chasseur de trésors saurien nommé Gram Cluster s’est lancé dans une quête singulière : retrouver les fragments d’une carte ancienne dispersés aux quatre vents d’Olympia. La rumeur n'a pas tardé à enfler, entraînant dans son sillage de nombreux aventuriers de toutes origines, chacun espérant mettre la main sur un morceau du précieux plan.
Peu à peu, les détenteurs des fragments se sont regroupés autour de Cluster. Il ne manquait plus qu’une seule pièce, jalousement gardée par une elfe qui préférait faire payer son fragment plutôt que rejoindre l’expédition. L’affaire aurait pu se régler par la négociation ; elle se conclut finalement par la force. Les elfes furent traqués, le dernier morceau arraché.
Une fois reconstituée, la carte guida le groupe jusqu’à une tombe oubliée, enfouie au cœur du cimetière des bêtes sacrées. Là reposait l’atelier scellé de Sarx, célèbre Homme Sauvage dont on disait qu’il maniait aussi bien l’art que la trahison.
Le trésor révélé n’était autre que l’héritage de Sarx lui‑même, que les chasseurs de fortune se sont empressés de partager… avant que d’autres n’entendent parler du butin.
L'ego des dieux
Après leur déroute face aux Elfes, Hermès et Merour ont décidé que la meilleure façon de remonter le moral de leurs troupes… était de les faire s’entretuer. Huit Olympiens, huit Hommes Sauvages, un terrain créé par les dieux, et c’était parti pour l’arène la plus inutile de la saison.
Les Olympiens fortifient, les Sauvages foncent. Aelion manque de mourir dix fois, Cerezo tombe le premier, Kernh le suit, les Hommes Sauvages se retrouvent acculés et perdent encore deux des leurs. Ils parviennent à abattre le chef olympien Zhù Yán dans un sursaut glorieux, mais perdent aussitôt Mara, leur survivante miracle.
Finalement : 5 Hommes Sauvages tués, 1 Olympien, et les dieux interviennent avant que tout le monde n’y passe.
Hermès jubile. Merour fulmine. Et Olympia se demande, encore une fois, pourquoi les divinités n’ont toujours pas trouvé de meilleur passe-temps.



